10 tips spécial angoisse de la séparation

10 Tips Spécial Angoisse de Séparation -pour ENFIN faire Pipi en Paix !

 

Oui, ça venait du cœur. 

 

Tu sais pourquoi je te dis ça ? Si je te parle d’angoisse de la séparation, de période sensible du bébé… Peut-être que tu ne vois pas vraiment de quoi je veux parler.

Par contre, je suis sûre que l’image de ton enfant qui pleure à gorge déployée dès que tu quittes la pièce (y compris pour aller faire pipi), te parle. 

 

Crois-moi, j’entends bien ton désespoir “STP LUCIE J’EN PEUX PLUS, PLUS UNE MINUTE POUR MOI”. 

 

Humm, une minute, t’es sûre ? On parle de secondes plutôt là. 🤣


Et comme le chrono est déjà lancé avant que ton bébé ne se remette à pleurer, je te propose 10 tips spécial angoisse de la séparation.

C’est promis, quand tu liras cet article, à toi les pipi tranquille et les vraies douches – celles où tu peux appliquer un shampoing, et peut-être même un démêlant…

 

Partante ?

 

1 – Présente des jeux et des activités avec le concept de séparation 

Eh oui, l’apprentissage de l’enfant se fait par le jeu. Depuis le temps que je le répète, ça finira bien par rentrer. 😁

 

Jouer à Cache-cache 

 

Cache-cache est un jeu facile pour encourager ton enfant à la notion de séparation, en plus d’être très amusant.

Quand bébé est encore petit, on joue dans un premier temps au fameux « coucou maman ». 😅 Non… tu vois pas ? C’est quand tu te caches le visage avec les mains, ou que tu mets un tissu devant ton visage pour surprendre bébé. Tu peux aussi te cacher derrière une table, un meuble, etc.

Ensuite, vous pourrez jouer ensemble au « vrai » cache-cache. Pour que ça ne soit pas trop compliqué pour ton enfant, commence en délimitant le champ de jeu à une seule pièce. Choisis des cachettes très très faciles et laisse ton enfant faire de même. Au fur et à mesure qu’il devient plus autonome, tu pourras ajouter plus de pièces.

 

Faire une Chasse au trésor 


Tu peux aussi organiser une chasse au trésor dans la maison. Les trésors pourraient être des jouets ou des accessoires comme on en trouve à Action, des pièces de chocolats… Bref, tout ce qui mettra des étoiles dans les yeux de ton enfant et le motivera. 

 

Évidemment, plus le trésor lui plaira et plus il sera distrait et pourra être séparé de toi. 

 

Tout ce qu’il te reste à faire, c’est de placer le trésor dans des cachettes faciles (dans ton champ de vision) en restant dans le “QG” pour que ton enfant t’apporte le trésor dès qu’il le trouve. 

 

Si tu penses que ton enfant ne pourra pas faire ce jeu dans toute la maison, restreins le champ à une seule pièce et place-toi au centre. Avec le temps, tu pourras lui laisser plus d’autonomie. 

 

Faire une activité Montessori type boîte de permanence de l’objet 

 

En principe, la boîte de permanence de l’objet est une activité avec une balle et une boîte avec deux ouvertures, ou un tiroir pour récupérer la balle. Quand ton enfant place la balle dans le trou elle ressort par l’autre ouverture. Ça ressemble à ça

Ou à ça :

 

Maintenant, je sais qu’on n’a pas toutes les moyens d’acheter du matériel Montessori. Alors, tu peux très bien fabriquer une boîte de permanence de l’objet avec du carton, comme dans ce tuto avec une simple boîte à chaussures

 

Pourquoi cette activité ? Ton bébé en pleine période de l’angoisse de la séparation, pense que quand un objet disparaît de son champ de vision, il cesse d’exister. En s’amusant à mettre la balle (ou l’objet de ton choix) dans le trou, il voit qu’elle réapparaît comme par magie même si elle est sortie de son champ de vision pendant un court instant. 

 

Un jeu avec des talkies walkies

 

J’aime bien l’idée de jouer avec des talkies walkies. Bon, déjà parce que j’ai toujours rêvé d’en avoir enfant. 🤣 Mais surtout parce qu’ils aideront ton enfant à comprendre que même s’il ne te voit plus, tu es toujours là. Et ici, c’est en entendant ta voix, ce qui reste un élément  rassurant pour lui. 

 

Donne à ton enfant l’un des talkies walkies et explique-lui que tu vas lui parler dedans dans l’autre pièce.

Selon le niveau de compétence de ton enfant, il est possible qu’il ne sache pas appuyer sur le bouton pour te répondre. C’est ok, le jeu reste quand même amusant et très simple à faire. 

 

En plus, si tu n’as pas de talkies walkies sous la main, tu peux en fabriquer… Avec des pots de yaourts vides. Il te suffit de faire un trou dans le fond de 2 pots de yaourt. Puis, tu les relies avec un fil ou une ficelle. Quand tu parles dans un des pots, tu places l’autre sur l’oreille de ton enfant. Magie… Il t’entend !

 

Si tu veux pouvoir te déplacer pour lui parler, ou te cacher, pour rendre le jeu plus drôle, prends soin d’utiliser un fil assez long. 

 

Et le tour est joué.

 

2 – Propose à ton enfant une activité dans la pièce à côté de la tienne

Lorsque ton enfant est un peu plus à l’aise avec l’idée de ne pas t’avoir dans son champ de vision, tu pourras commencer à lui donner une activité en étant dans une pièce à côté. Pour le rassurer, dis-lui qu’il pourra venir de temps en temps checker que tu es bien là. Et toi de ton côté, tu cuisines, tu travailles… Fais ce que tu veux (et peux) selon le laps de temps que tu le penses capable de tenir sans t’avoir devant lui. 

 

3 – Préviens ton enfant quand tu quittes la pièce 

 

Je sais, c’est bizarre dit comme ça, mais il faut bien que tu comprennes que si on appelle cette période sensible une “angoisse”, c’est parce qu’elle crée un véritable sentiment d’anxiété et de panique chez l’enfant. 


En plus, tu as dû remarquer que ton enfant est stressé et surveille chacun de tes mouvements. Si tu quittes la pièce d’un coup sans le prévenir, l’insécurité qu’il va ressentir le rendra beaucoup plus vigilant la prochaine fois. Et ce n’est pas ce qu’on veut.

Alors que si tu lui dis où tu vas, tu traites le problème à la source. Peut-être que ton enfant va te suivre dès que tu vas lui dire ça et ce n’est pas grave. À force, il va avoir plus confiance en toi et restera où il est jusqu’à ton retour. 

 

4 – Ne craque pas en l’emmenant aux toilettes avec toi !

Oui, on va reparler de pipi. 🤣

Non, sérieusement, quelle maman n’a pas déjà traîné son enfant aux toilettes sous la pression ? Mais je préfère te prévenir, si ton but est de mettre fin à l’angoisse de séparation, ce n’est pas (vraiment) une bonne idée. Et je vais te dire tout de suite pourquoi. 

 

D’abord, pour ta santé mentale – pour l’amour de Dieu, tu dois au moins pouvoir faire pipi en paix !

 

Ensuite, parce que c’est sain d’avoir des petits moments d’intimité, n’est-ce pas ? 

 

Il va sûrement chouiner et glisser ses petits doigts sous la porte… Mais ça, ça fait partie du contrat. 😅

 

5 – Habitue ton enfant à de petits temps de séparation 

Plus vite ton enfant se fera à la séparation et plus vite tu verras le bout de cette période sensible. (Garde une vision bien claire du pipi tranquille pour t’encourager. 🤣) 

 

Commence en laissant ton bébé avec quelqu’un qu’il connaît bien pour qu’il se sente toujours à l’aise et en sécurité en ton absence. 

 

Tu verras, ça te fera un bien fou d’envoyer un peu les enfants chez leur grand-mère, ou de laisser une amie ou un membre de la famille s’en occuper pendant une petite heure le week-end. 

 

Une fois que c’est acquis, tu pourras aller progressivement vers des séparations plus longues, ou encore dans des environnements moins familiers.

 

6 – Ne te faufile pas dehors quand tu le laisses avec quelqu’un d’autre


Oh que oui, je sais à quel point c’est tentant de s’échapper en secret quand tu laisses ton enfant avec quelqu’un. Tu te dis que comme ça, tu vas au moins éviter la crise. 

 

Néanmoins, si ton enfant a du mal avec l’angoisse de la séparation, raye cette option de ta liste. Ça ne fera qu’accroître ses craintes et il mettra plus de temps à se calmer quand il se rendra compte de ton départ. 

 

Au lieu de ça, préfère un au revoir rapide sans laisser paraître tes émotions. 

 

Je sais que c’est dur, surtout quand tu dois laisser ton petit bébé à la nounou ou aux grand-parents pour aller au travail. Mais n’oublie pas que ton enfant ressent ton stress et c’est ce qui va augmenter la crise. Il est triste parce que tu pars, tu ne peux donc pas le consoler sur le coup, c’est à la personne qui le garde de le réconforter après ton départ. 

 

Ne montre pas d’hésitation quand il pleure et surtout, surtout, ne reviens pas en arrière pour essayer de le calmer ! Je peux te jurer que tu vas le regretter. 

 

La plus grosse erreur que j’aie jamais faite a été de passer faire un “petit coucou” pour vérifier que tout se passe bien en mon absence avec sa grand-mère. 

 

Je connais ma mère, jamais elle ne m’aurait stressée en m’appelant 36 fois si mon bébé pleurait. ^^ 

 

On a les mêmes, non ? 


La vérité, c’est que c’est à nous que la séparation fait le plus mal dans ces moments-là. Mais même si l’intention était bonne, j’ai prolongé l’angoisse de la séparation. Et ce n’est pas tout. J’ai dû recommencer à 0 tout le processus. 


Après ça, mon deuxième départ – et celui des jours suivants – s’ensuivait d’une crise intergalactique. 😭

 

7 – Explique-lui ce que vous allez faire ensemble quand tu reviendras

 

Même si ton enfant ne parle pas encore, il comprend déjà très bien ce que tu lui dis. Avant de partir, parle-lui de ce que vous allez faire ensemble lorsque tu reviendras, afin qu’il ait une motivation concrète. Par exemple : “Quand maman reviendra te chercher, nous irons au magasin ensemble chercher de quoi préparer le dîner”.

 

8 – Donne à ton bébé quelque chose de réconfortant

Ça peut être un petit doudou, sa couverture préférée, un jouet qu’il aime plus que les autres, ou même un foulard avec ton odeur. Ton enfant va associer cet objet réconfortant à toi et pourra mieux appréhender l’angoisse de la séparation.

 

9 – Instaure une routine et suis-la

Si tu dois laisser ton enfant à la garderie, ou à une nounou régulièrement, il est bon d’instaurer une routine avant ton départ. Par exemple, ton enfant saura que tous les jours avant de partir au travail, vous prendrez votre petit-déjeuner ensemble. Si tu as la foi, tu peux même lui promettre que ça sera des crêpes, ou des pancakes. 😇

 

10 – Tiens tes promesses

Pendant les jours à venir, tu vas tout faire pour développer la confiance et l’indépendance de ton enfant. Enfin… Si tu respectes la parole que tu lui as donnée avant de partir. Donc si tu lui as dit que tu seras à la maison avant l’heure du coucher, sois à la maison avant l’heure du coucher !

 

D’ailleurs, un autre point important. Sois précise et parle la même langue que ton enfant. Si tu lui dis que tu seras là pour 19h, il ne pourra pas visualiser car il n’a pas acquis la notion du temps. Utilise des indices temporels que ton enfant comprend : le coucher, le goûter, la sieste…

 

De la même façon, parle de ton voyage en “dodo” plutôt qu’en jours : “Je serais à la maison après 3 dodo”. 

 

Aie confiance en toi et en ton enfant. La confiance est la clé pour sortir définitivement de l’angoisse de la séparation. 

 

Et toi, comment as-tu survécu à l’angoisse de la séparation ? Partage ton expérience en commentaire pour aider une autre maman. 

 

Ah et, si tu connais une maman en plein dans le cauchemar, partage cet article avec elle. 

 

2 commentaires

  • Cerise

    C’est vrai que le monde de l’enfance n’est pas toujours un long fleuve paisible ni aussi tranquille que l’on voudrait le croire.
    Ce processus est en effet bien compliqué à traverser pour ce petit être qui a besoin de confiance et de rassurance.
    C’est une vraie tempête qui l’envahit , il ne fait pas semblant
    Il prend conscience qu’il est une personne à part entière différente de sa mère.
    Ce qu’il ne voit plus , il a peur de l’avoir perdu.
    Même si c’est une étape de son développement psychique cette période doit être accompagnée et reconnue , l’enfant gagnera en confiance et en estime de lui.
    Merci de partager toutes ces techniques destinées à passer ce cap

    • Oum Aya

      Exactement, tu as tout dit ! C’est aussi compliqué pour l’enfant que pour la maman qui se retrouve souvent dans l’incompréhension totale…

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