Cesse de te demander "est ce que je suis une bonne mère" et lis cet article.

Est-ce que je suis une Bonne Mère ?

Et si tu pouvais en Finir une bonne fois pour toutes avec l’Autocritique ?

On t’a toujours appris à cultiver un esprit critique pour affronter le monde qui t’entoure. Et c’est exactement ce que la pédagogie Montessori encourage à faire avec son enfant. Mais l’esprit critique finit là où commence l’autocritique. Bien sûr, je ne parle pas de remise en question, mais plutôt de ces pensées obsessives qui se nourrissent de chaque miette existante de confiance en toi. Alors, si tu passes ta journée avec une question en tête “est-ce que je suis une bonne mère ?”, sache que cet article a été rédigé spécialement pour toi. Pour te prouver que tu es toi. Tu n’es pas parfaite. Tu fais seulement le mieux pour tes enfants…

Se concentrer sur ses réussites plutôt que ses “échecs”

Et oui, je nuance bien le mot “échecs”, car à mes yeux il n’existe pas d’échecs dans la parentalité. Seulement des expériences, forcément plus ou moins bonnes les unes que les autres. Alors, lorsqu’il t’arrive de perdre complètement confiance en toi et en ton rôle de mère, contente-toi de penser à ce qui a été pour toi de véritables réussites. 

Je sais à quel point ce quotidien te mine le moral et je sais aussi ô combien on peut avoir envie de crier “stop” parfois. Mais mon petit doigt me dit que tu as eu la force et la patience de supporter une grossesse difficile, avec tout son lot de maux. Sans parler de cet accouchement interminable, tu n’en voyais plus le bout de ces heures de travail. Peut-être que tu as besoin de mettre des mots sur ton mal-être. Il est même possible que tu fasses un baby blues.

En même temps, personne ne t’avait parlé de l’expérience de l’allaitement, et du fait qu’une simple mauvaise position pouvait causer de terribles crevasses. Tu as pourtant tout surmonté avec beaucoup de courage et tu en es là aujourd’hui pour en témoigner. Alors ce ne sont pas quelques courtes nuits de sommeil qui vont finir de t’achever, n’est-ce pas ? 

Parfois, il est nécessaire d’appuyer sur le bouton pause et de faire un rapide retour en arrière pour voir à quel point ce qu’on a accompli nous paraissait insurmontable… Et pourtant. On a bien fini par s’en sortir. Mais le cerveau humain a tendance à oublier. Bonne ou mauvaise chose ? Je ne sais pas. En tout cas, ce qui est sûr : tu réussiras à passer cette épreuve comme tu as passé celles qui précédaient. 

Revoir ses instruments de mesure 

Oui, je parle de cette balance avec laquelle tu juges si tu es, ou non, une bonne mère. Tu devrais penser à lui changer les piles un de ces quatre. Ou mieux, un petit tour à la déchetterie ne lui ferait pas de mal. 🙂

Alors, je t’écoute, sur quoi tu te bases pour définir que tu n’es pas à la hauteur ? À qui tu te compares pour décider que d’autres mères sont bien meilleures dans leur rôle que toi avec ton enfant ? Il y aurait donc un quota de pleurs à ne pas dépasser sinon hop, on passe dans la case des mères indignes ? Tiens, on ne m’en avait pas parlé pourtant. 🤔

Il est peut être grand temps de remettre les compteurs à zéro et de te rendre compte qu’il n’y a absolument personne au monde qui soit capable et légitime de s’occuper de ton enfant mieux que toi. Alors oui, ton bébé va pleurer. Peut-être qu’il te dira un jour que tu es méchante (parce que tu ne l’auras pas autorisé à manger des chips). Il se peut même que durant une foudroyante crise d’adolescence il te confie avec amour et tendresse qu’il te déteste. ^^ Mais ça ne change rien au résultat. Toutes ces situations arrivent et sont même devenues monnaie courante pour certains parents. Si l’on en venait à douter de notre rôle de mère à chaque difficulté qui se présente, on n’est pas sorties de l’auberge comme on dit. 

Identifier ce qui a de l’importance et fait sens à ses yeux 

Ton enfant est certainement ce qui compte le plus pour toi à l’heure actuelle. Tu ne pensais pas pouvoir aimer une personne d’un amour aussi pur, dénué de tout intérêt personnel et surtout, inconditionnel. Et pourtant il est là. Aujourd’hui, tu ferais tout pour lui, j’en suis certaine. Tu serais prête à revivre l’accouchement s’il le fallait. Si tu devais tout refaire, tu n’omettrais aucune étape aussi difficile soit elle. 

Ce qui fait sens à tes yeux devrait te pousser à te dépasser et à voir plus loin que l’ombre des pensées négatives. Si tu as le malheur de t’aventurer dans le chemin de l’autocritique, sache que c’est un puits sans fond. 

Tu devrais donc retenir une règle et pas des moindres. Tout ce que tu entreprendras dans ta vie sera difficile. Chaque fois qu’une chose te fera goûter au bonheur, tu devras affronter une difficulté qui y est liée. Après tout, la maison dans laquelle tu vis et t’épanouis est la même qui t’offre des factures et des imprévus. Sachant cela, contente-toi d’identifier ce qui a de l’importance pour toi et c’est pour cette même cause que tu supporteras en contrepartie ses difficultés. 

Comprendre que le fait d’être une bonne mère n’est pas conditionné 

Nous avons tendance à mesurer le bonheur comme si c’était le résultat d’une recette de cuisine. Une recette dont tout le monde n’a pas les ingrédients apparemment d’ailleurs. Mais si c’était le fruit d’un savant dosage, je pense que très peu de personnes seraient heureuses. Et vu la difficulté du poste, personne ne postulerait au rôle de mère. Donc inutile de préciser que personne ne serait un bon parent. Mais fort heureusement, le fait d’être une bonne mère n’est pas conditionné par un nombre d’enfants, un quota de réussites, ou la compréhension du développement de l’enfant. 

Être une bonne mère, c’est tout simplement accepter d’être la personne vers qui notre enfant se tournera toute sa vie. C’est aussi d’assumer d’être la personne qui lui donnera le trousseau de clés pour sa vie d’adulte. Être une bonne mère c’est aussi transmettre des valeurs à son enfant. Lui apprendre à trancher le vrai du faux et lui donner suffisamment d’instruments de mesure pour décortiquer ce qui est mal de ce qui relève du bon comportement. Ça signifie aussi comprendre et accepter que tu es son modèle et son guide au quotidien. Alors oui, être une bonne mère ce n’est pas conditionné. Ça se vit. Tout simplement. Comme on le peut. 

Saisir le sens derrière des émotions négatives

Écouter son corps

Nous vivons dans une société qui place des verrous aux émotions négatives. On nous apprend à faire une chose : obéir. D’abord obéir à ses parents en tant qu’enfant, aux figures d’autorités enseignantes en tant qu’adolescent, puis à un patron une fois à l’âge adulte. À aucun moment, on nous demande de ressentir et d’écouter ce que notre corps a à nous dire. 

Alors sache une chose, les émotions sont un simple appel à l’action du corps. Tandis que le positif est une récompense et un plaisir, les émotions négatives, elles, nous permettent de nous questionner pour établir un changement. Il peut s’agir d’un changement dans notre comportement, ou simplement dans notre façon de voir le monde qui nous entoure. Peu importe. Seul le résultat compte. 

C’est bien beau de voir des familles parfaites sur les réseaux sociaux… Des maisons rangées et organisées au millimètre près… Des enfants propres et bien habillés… Sans oublier des mamans au top de leur forme, toutes pomponnées. Alors que toi, tu as du mal à te rappeler la dernière fois que tu as pris une vraie douche. 🤪

L’envers du décor, si tu ne le connais pas, je vais te le dire tout de suite. Sur ces mêmes réseaux, personne ne te montrera quand la maison est sans dessus dessous… Quand la maman sera si dépassée par le fait de tenir le même rôle toute la journée qu’elle s’enferme dans la salle de bain pour avoir 5 minutes en paix. Même si ce laps de temps lui permet seulement de s’écrouler et de pleurer en cachette, pour revenir comme si de rien était. Encore une fois, personne ne montrera ses enfants si agités qu’on douterait qu’ils n’aient pas avalé une substance étrange… 🤭 Ou si agaçants qu’on finit par se demander où est-ce qu’on a échoué dans leur éducation. 

Alors, j’espère sincèrement que tu pourras ouvrir les yeux et réaliser que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. 

Savoir dire STOP

Si tu passes tes journées à te demander “est-ce que je suis une bonne mère ?” dis-toi que ton corps te demande de changer quelque chose. Commence par rembobiner la cassette comme d’habitude. Dès que tu atteins le moment précis où tu te sentais bien et épanouie, appuie sur “stop” et pose-toi les bonnes questions. 

Qu’est-ce qui a changé depuis ? À quoi ce ressentiment est-il lié ? Que faudrait-il modifier dans ta situation actuelle pour retrouver l’épanouissement de cette période passée ? Je te laisse creuser un peu pour trouver les réponses. Garde en tête que celles qui t’intéressent ne se trouvent pas en surface. On a tendance à trouver une réponse banale telle que “c’est juste le manque de sommeil” plutôt que de nous autoriser à pointer du doigt les véritables raisons d’un mal être. Parce qu’un doux mensonge est toujours moins perturbant qu’une vérité blessante. 😇

À partir de la, apprends à dire STOP. Comparaison, autocritique, manque de confiance en soi, peur du regard des autres, surmenage… Mets-les tous dans un tiroir, verrouille-le et détruit la clé. 

Fais-toi confiance. Et plus que tout, concentre-toi sur l’essentiel. 

Voyons ce que tu en as retenu : penses-tu être une bonne mère ? J’attends ta réponse en commentaire ! 

2 commentaires

  • Laura

    Un article qui tombe vraiment à pic. Parfois j’ai l’impression de ne pas être assez patiente ou méchante car je m’énerve quand elle me pousse à bout le soir. Merci pour cet article bienveillant qui nous permet de dire stop on n’est pas parfaite.

    • Oum Aya

      Avec grand plaisir Laura, effectivement personne n’est parfait et il y a des jours avec et des jours sans…
      Nous avons le métier le plus dur au monde donc il est normal des fois d’être fatiguée. Nous ne sommes pas des robots ❤️

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